Masquerade | "These violent delights have violent ends..."

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Satoshi Mumei
le Jeu 7 Sep - 18:57

ADEPTE
Satoshi Mumei


Pseudonyme: Masquerade
Age: 28 ans
Nationalité: Japonais
Date de naissance: 22/05
Aime: L'art en général, les pâtisseries élaborées.
Aime pas: La brutalité, les poireaux.
Style de combat: Assistance en arrière-garde, contrôle mental.
Signes distinctifs: Yeux qui s'illuminent quand il a une forte émotion.
Marionette de Five Nights at Freddy's, design par birdapocalypse

Caractère

Qui pourrait deviner que derrière le masque se cache une âme aussi étrange que celle de Satoshi Mumei? Ou bien est-ce la marque encore une fois de son dérangement psychologique?
Ses parents m’ont avoué que depuis sa plus tendre enfance, Satoshi était calme et posé, intelligent et prudent, toujours dans la mesure et ne faisant jamais rien sans y avoir songé mûrement avant. Mais à partir de ses quatre ans, on disait plutôt de lui que c’était un enfant perturbé, lunatique, qui était victime de violentes sautes d’humeur. Il semblait en proie à un combat cérébral avec son propre alter. Incapable de contrôler ses émotions, il les transmettait aux autres enfants, créant des véritables ouragans de panique, de pleurs, ou de colères dans son école. A cause de cela, l’enfant fut très vite évité par les autres mais cela ne semblait guère lui poser de problèmes. C’était le genre d’enfant à passer sa journée à parler à soi même, à écrire, à lire, pendant que les autres étaient dehors. Il était complètement introspectif, et au final, cela n’a pas vraiment changé à ce que j’ai remarqué.
Satoshi Mumei est un individu qui semble au premier abord plutôt agréable, un peu timide certes, mais qui respire la sincérité et la politesse. Il semble énormément mélancolique et fatigué, mais cela est sans doute dû à la prison en elle même. En tout cas une chose est sûre, il exècre la violence et la brutalité, et cela est fortement visible quand il se prend d’une soudaine colère. Il se remettra très vite en question et reprendra une attitude plus posée, s’excusant platement devant son interlocuteur. Mais cela est bien la marque même de l’influence de son alter. Avec le temps, M. Mumei semble avoir développé une étonnante capacité à reprendre son calme, à changer d’humeur dés qu’il en a besoin. De ce que mes sources m’ont informé, c’est surtout l’influence de M. Frazier qui est responsable de cet apprentissage. L'attrait de Satoshi pour l’art de la scène, n’a fait qu’exacerber cette partie de lui même.
Il joue le jeu, cela va sans dire et il est difficile de savoir quand il est sincère ou quand il joue la comédie. Cela se voit surtout quand il porte son masque car nous avons alors affaire à une personne complètement différente. La confiance en soi de Satoshi semble prendre un boost monumental et il se retrouve confiant, arrogant presque. J’ai pu cependant remarquer qu’en le poussant dans ses retranchements, il est possible de voir apparaître cette partie de sa personnalité même si il ne porte pas son masque. Ce dernier semble être plus un outil pour faciliter ce processus. En effet, en faisant en sorte que Satoshi se croit en supériorité intellectuelle ou qu’il ait un temps d’avance sur son interlocuteur, il m’a montré cette partie pleine de pédance et d’orgueil.
Il peut être très dangereux malgré tout, pas par ses sautes d’humeur mais bien par le contraire. Il contrôle à la quasi perfection son mental et j’ignore même si il est tout le temps aussi sincère qu’il le fait paraître. L’art de la manipulation n’a clairement pas de limite chez lui, mais il prend ça juste pour un jeu, pour un acte, comme si il était sur une scène de théâtre. Même si il ne veut pas l’admettre, il aime se jouer des autres, cela lui donne un sentiment de supériorité complètement exaltant.

Mais j’ai eu beau chercher et demander dans l’entourage de M. Mumei, tout le monde semble l’apprécier. Soit il est très doué pour faire des coups fourrés sans que personne ne s’en rende compte, soit il a un réel attachement à ses proches. Je pencherai plus pour la seconde explication, aussi étonnante soit elle. Car en effet, l’acte de vengeance qu’il a exercé sur M. Frazier était précipité, brouillon et dangereux pour lui. Il savait pertinemment qu’ils perdraient tout ce qu’il avait et pourtant il n’a pas hésité. Pas une seule seconde. Ce qui m’encourage à penser qu’il a une facette extrêmement protectrice voir quasi paternelle avec son entourage. Sa relation houleuse avec sa famille en est certainement l’origine: obligé de vivre seul, il s’est lassé de cette solitude et s’accroche à tout ceux qui lui accorde un minimum de crédit. En effet, que cela soit ses collègues du théâtre ou ses anciens stagiaires, tous ont cette particularité d’avoir une profonde admiration pour lui. Sans doute est-ce un moyen de flatter son égo, mais je ne pense pas qu’il en ait conscience lui même. A mon avis, il s’est auto persuadé de cette affection profonde qu’il a pour son entourage. Surtout que ces derniers m’ont affirmé son besoin maladif de leur faire plaisir, en leur offrant des cadeaux et les aidant dès que possible. Encore un signe de son manque cruel de confiance en lui, il se sent obligé d’agir ainsi en pensant qu’ainsi ses amis ne l'abandonnent pas. C’est limite de la dépendance affective à ce stade.
En conclusion, je dirais que M. Mumei n’est pas dangereux à proprement parler pour le personnel de la prison. Il faut juste faire en sorte d’éviter qu’il se fasse des amis, cela pourrait très vite dégénérer et je crains qu’il ne cherche à les aider à s’échapper à tout prix. En ce sens, nous allons faire circuler la rumeur à ceux qui l’ignorent qu’il était un ancien héros. Cela devrait suffir pour entacher sa réputation dans la prison. Pour le reste, il faudra le réprimander fortement quand il utilisera son alter, car il l’utilisera j’en suis persuadé, même par accident.

Physique

Un masque à double facette et une apparence en accord. Masquerade est un homme d’apparence très longiligne, mesurant dans les environs du mètre soixante-dix huit. Ses membres sont longs, fins et par extension, tous les mouvements de Masquerade sont empreint d’une certaine noblesse voir d’arrogance. Mais malgré sa minceur, il n’est pas dénué de musculature. Il pèse dans les environs des quatre-vingt kilos de muscles et possède des épaules larges, qui sont davantage remarquable face à sa taille très fine. Il a le port altier et fier, les mains souvent croisées dans son dos. Ces dernières sont des mains d’artistes, de pianiste, elles arborent de longs doigts frêles qui, par leur mouvement perpétuel pourrait bien hypnotiser la plupart des gens. C’est un homme qui a le sens de la mise en scène et qui ne semble jamais s’arrêter de prendre la pose, sans doute par soucis d’attirer l’attention. On peut clairement remarquer chez lui la stature et la façon de bouger d’un gymnaste… du moins c’est son attitude quand il porte son masque. C’est d’ailleurs un masque étrange s'il en est, et d’autant plus intriguant. Il ressemble à ces masques de théâtre d’une blancheur parfaite mais dont les joues, nettement accentuées, arborent une teinte rose. Arborant un large sourire et des yeux rieurs, c’est sous ces derniers que l'on peut remarquer une traînée de peinture bleue, légèrement écaillée, qui simule des larmes, comme si on les avait tracé du bout des doigts à la va vite. La mâchoire est amovible et laisse deviner le large sourire denté de son porteur. Les yeux quant à eux, sont d’un noir profond, excepté quand Masquerade utilise son alter. Ils s’illuminent alors d’une lumière irréelle, tel deux points au milieu de l’obscurité. son crâne semble étreint dans un tissu noir qui ne laisse apparaître que le dessus des cheveux du vilain, des cheveux blonds si clair qu’ils en paraissent argentés. Pour le reste de sa tenue, il reste dans ces teintes de noir et de blanc. En effet, il porte un veston à queue de pie noir à dos pourpre par dessus une chemise blanche ainsi que de longs gants noirs qui remonte jusque sous ses aisselles et qui sont ceinturés par des sangles de cuir blanc, avec une boucle dorée. Les boutons de son veston sont également blanc mais arborent un “charmant” smiley. Une cravate orne également son cou. Son pantalon est tout aussi sombre que son veston et est cintré, et également orné de ces sangles blanches. Quant à ses chaussures, ce sont des derbies de ville noire à bout pointue couverte de guêtres blanches à boutons.

En vérité, dès qu’il ne porte plus son masque et n’arbore plus l’identité de Masquerade, Satoshi est loin d’être quelqu’un qui respire la confiance et l'exubérance. Sa stature est tout autre, souvent légèrement courbé, triturant ses longs doigts avec angoisse et la tête rentrée dans ses épaules, comme s'il essayait de se faire le plus petit possible et disparaître dans un trou de souris. Son visage est relativement banale: il est plutôt long, ses traits marqués par la maigreur, son nez est légèrement aquilin et assez grand, son menton assez larges et ses mâchoires plutôt étroites, ses lèvres pâles et fines prenant souvent une expression bougonne. Ses pommettes sont basses et ses grands yeux noirs tombants sont encadrés par des cernes prononcées, lui donnant un air de chien battu. Ses sourcils sont plutôt fins et très souvent arqués vers le haut, accentuant son air pathétique. Ses cheveux blonds sont courts au niveau de la nuque mais plus longs sur le dessus avec une raie sur le côté gauche de sa tête et des mèches retombent légèrement devant son visage.
En général, Satoshi est quelqu’un qui ne portera pas de vêtements très raffinés ou élégants mais qui restera toujours très propre sur lui. La plupart du temps, il porte des vêtements sombres en accord avec son humeur. Par exemple, il porte souvent des jeans ou des pantalons simples, avec des chaussures de ville noires, abîmées par l’usure. Des chemises sombres recouvertes d’un veston de couleur pourpre ou brun aux ornementations anciennes parachèvent le tout. Le col bien relevé, il dissimule son cou derrière des écharpes ocres ou pourpres nouées strictement de façon à ce qu’on ne voit pas le moindre centimètre de peau. Il dissimule également ses mains sous des gants de cuir sombre qui se révèlent aussi fort efficaces pour dissimuler ses empreintes en cas “d'accidents”. Quand il sort, il porte souvent un manteau noir long lui aussi quelque peu usé. Il porte des petites lunettes rectangulaires, en ayant grandement besoin pour lire à cause de son hypermétropie.


Histoire

N°87324 - Enregistrement n°1:
Début de l’enregistrement n°1.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.

La salle était épurée. Quatre murs blancs, une table et deux chaises. Sur chacune, le psychologue de la prison, le Dr. Octave Richard, et son patient: un pauvre bougre à l’allure misérable, qui flottait dans sa combinaison orange tellement il était mince. Satoshi n’avait clairement pas bonne mine: le visage pâle, d’importantes cernes sous les yeux, et surtout quelques boursouflures et contusions parsemant son visage émacié, dissimulés sous quelques pansements. Il avait les mains enserrées dans des menottes, elles mêmes reliées à la table par une petite chaîne.

- M. Mumei, vous êtes arrivé chez nous il y a quelques jours. Comment se passe votre première semaine en prison?
- Je suis extatique, docteur… Il faut dire que l’ambiance est si conviviale…

Sa voix était rauque et teintée d’ironie alors qu’il offrait un sourire faux à son interlocuteur. Ce dernier n’en tint pas rigueur et poursuivit.

- Vous m’en voyez fort aise. Je craignais que vous ne vous entendiez pas avec les autres occupants de cette prison, vis à vis de votre passif de Héro.
- Vraiment? Voyons, ils sont tous TELLEMENT adorables. Je ne pense même pas que ça leur viendrait à l’esprit de faire du mal à une mouche…
- Arrêtez votre petit cinéma, Satoshi.

Satoshi redressa légèrement la tête alors que le psychologue se levait pour le toiser.

- Oh? Vous n’êtes pas du genre à aimer un bon film du dimanche soir, Octave?
- Pas vraiment. Je suis plus littéraire. Et ne m’appelez pas par mon prénom!
- Vous venez de m’appeler par mon prénom, ce n’est que justice. Et à la bonne heure, je suis heureux de voir un lettré parmi ces murs. Je me sent déjà moins seul.

Le docteur se mit à faire les cents pas en passant derrière Satoshi afin de lui mettre un peu plus de pression mais ce dernier continuait à sourire, narquois.

- Commençons par le commencement, voulez-vous?
- Bien sûr, tout bon personnage qui se respecte se doit d’avoir un passé tragique! C’est ce que vous voulez, c’est ça?
- Je veux la vérité, M. Mumei. Comment était votre enfance?

Satoshi eut un léger rire qui se termina en une légère toux, faisant glisser ses lunettes sur son nez. Il les remit d'aplomb d’une pression du doigt sur le centre de ses lunettes pour les remettre correctement. Puis, il se racla la gorge et prit une voix ironique, alternant entre une voix aiguë et une voix grave.

- “Satoshi, tu vois bien que maman est occupée.” “Écoute, chéri, je n’ai pas le temps là, je travaille, va demander à ta mère.” “Oui, je sais, maintenant dépêche toi on va être en retard à l’école!” “Oui, oui, Satoshi, c’est formidable… Va donc dans ta chambre et laisse les grandes personnes discuter, d’accord?”

Le psychologue revint s’asseoir en face de Satoshi avec un air interdit.

- Toujours ces excuses, toujours ces phrases pour se débarrasser de moi. A quoi cela sert il de faire des enfants si c’est pour les abandonner de la sorte? Je me suis toujours posé la question.

Satoshi se recula sur sa chaise, les doigts croisés sur ses genoux, ses mèches blanches tombant devant ses yeux tristes. Le psychologue l’encouragea à reprendre d’un geste de la main. Satoshi eut une moue agacée et soupira.

- Le temps a passé, vous savez et au final je n’en ai jamais vraiment voulu à mes parents. Un peu, peut être, à l’adolescence? Et encore, c’est relativement attendu de la plupart des enfants… Mais oui, j’ai eu une enfance “normale”.

Il fit les guillemets avec ses doigts d’un air las avant de reprendre.

- Je n’ai jamais vraiment manqué de quoique ce soit… mais j’ai toujours eu cet horrible sentiment de n’avoir reçu que le minimum requis.

Il rit légèrement, mais son rire sonne faux.

- En même temps, dernier d’une fratrie de quatre… Il faut dire que ce n’était pas forcément aisé pour mes parents de gérer quatre enfants surtout avec Yoko qui était tellement impliquée dans ses études qu’elle est devenue dépressive, Hideo qui était autiste et Jin qui était hyperactif et puis délinquant. Il faut dire aussi que les alters de notre famille sont tellement axés sur la psychologie que ça a foutu un peu tout le monde en l’air.

Il rit de nouveau mais son regard se fait distant.

- J’ai soif… Je pourrais avoir de l’eau, Dr. Richard?
- Quand la séance sera finie, M. Mumei.
- Vous êtes pas facile à vivre, vous... Enfin, on va accélérer. Je sais que si je ne vous dit pas tout vous allez pas me lâcher alors autant y aller.
- Les alters de votre famille. Développez.
- Hmm… Bien, si vous insistez. Mon père était psychologue, ironique n’est-ce pas? Son alter était simple: il pouvait ressentir les émotions des gens en les touchant. Quant à ma mère, elle ne l’utilisait jamais à la maison mais de ce que je sais, elle pouvait se connecter aux gens via un fil comme les miens et ça lui permettait de partager l’alter de la personne. Oui, ma mère était héroïne. Yoko ma soeur, avait un alter assez similaire. Elle pouvait communiquer avec les gens de façon télépathique tant qu’elle était relié avec ce fil. Enfin, elle a complètement raté son examen d’entrée à U.A donc ça n’a pas été très utile. Hideo pouvait ressentir les émotions des gens tellement fort autour de lui que ça l’influençait. Sauf qu’il ne le supportait pas, le pauvre. Jin, ce connard, était capable de manipuler les sentiments des gens par la voix. Je n’ai pas besoin de préciser à quel point il nous a fait chier avec ça…
- Quelle était votre relation avec eux..?

Satoshi tiqua légèrement, poussant le centre de ses lunettes du bout du doigt pour les remonter à nouveau sur son nez.

- J’étais très proche de Hideo. Il était toujours tellement perdu à cause de son alter… quand j’ai développé le mien, je m’en suis servi pour le calmer alors qu’il se sentait mal. J’ai mis ma main sur son épaule en pensant si fort que je voulais qu’il soit plus serein, comme moi. Et ça a marché. J’ai vu la lumière se transférer à l’intérieur de lui et il s’est calmé tout de suite.

Il observait sa main ouverte avec un sourire un peu mélancolique.

- Et les autres?
- Tss… Yoko était jalouse de mon alter. Elle essayait constamment de me rabaisser pour se faire mieux voir.  Et Jin, je le supportait pas.
- Pourquoi donc?
- C’était un con, c’est tout.

Satoshi s'enfonça dans sa chaise, bougon, son regard perdu ailleurs, fixant un point sur le mur que lui seul semblait voir.

- Il foutait sa merde partout, à la maison comme en dehors… et Hideo c’était son souffre douleur. Je le supportais pas alors je m’interposais et c’est moi qui en bavait.
- Que vous faisait il?
- Plein de choses. La plupart du temps, il faisait en sorte que je me sente misérable et craintif… ça a dû impacter sur ma personnalité d’ailleurs à force.

Il commença à triturer ses mains nerveusement, le psychologue se redressant légèrement, semblant plus intéressé d’un coup.

- Je vois ça. Vous êtes totalement différent de quand vous portez votre masque.

Un sourire se dessina sur le visage du prisonnier, à la limite entre la gêne et la fierté. Il se pencha sur la table, posant ses coudes sur cette dernière en fixant le psychologue.

- N’est-ce pas? Les masques, on en porte tous, vous savez. Mais c’est celui qui le porte le mieux qui gagne la partie.
- Et donc quand vous portez votre masque, comment vous sentez vous?
- Différent. Pas moi même en tout cas, mais dans le bon sens du terme.
- Vous avez confiance en vous? Vous vous sentez puissant?
- Oui, c’est ça, en gros résumé.

Le docteur Richard se mit à consulter ses feuillets avec un intérêt renouvelé.

- M. Frazier nous a révélé dans son témoignage que c’est lui qui vous avait encouragé à porter ce masque.
- Ne me parlez pas de ce fils de chien.

Le prisonnier s’était soudain braqué, les muscles tendus et la mâchoire serrée, ses yeux commençant à s’illuminer légèrement d’une aura rubis alors qu’il détournait les yeux.

- Pourquoi donc? C’est votre ancien mentor et il vous a guidé vers le métier de Héro?
- Vous voulez tout savoir, doc’? Devenir un héro fut la pire décision de toute ma vie et je ne souhaite à aucun de ces gosses à U.A de subir ce que j’ai subit.
- Sauf qu’au final, c’est vous qui avez essayé de le tuer. Qui a subi le plus selon vous?

Satoshi s’était levé brutalement, renversant sa chaise au passage. Le psychologue fit signe à la vitre teintée et bientôt la porte s’ouvrit, laissant entrer deux hommes relativement imposant qui se saisirent de Satoshi avant qu’il ait touché le docteur. L’homme se débattit fortement en hurlant de colère et fut traîné hors de la pièce.

Fin de l’enregistrement n°1.

~~~

N°87324 - Enregistrement n°2:
Début de l’enregistrement n°2.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.

La même pièce, toujours aussi blanche et épurée. Assis sur sa chaise, Satoshi semblait encore plus abattu que la dernière fois. Un énorme cocard à l’oeil gauche décorait son visage, sa lèvre fendue, ses lunettes abîmées et à moitié cassées rafistolées à la va vite avec du scotch.

- Cela faisait longtemps, Satoshi. Un bon mois, n’est-ce pas? Comment allez vous ?

Le prisonnier soupira profondément avant de tourner son regard d’une tristesse totale vers le docteur.

- J’ai l’air d’aller bien..?
- Et bien, vous êtes nettement moins joueur que la dernière fois que nous nous sommes vus. Que s’est-il donc passé?
- Comment vous appelez ça? Ha oui… Une “dispute entre prisonniers”...
- Moi qui les croyait si convivials envers vous, c’est étonnant.
- Arrêtez… S’il vous plaît…

Satoshi semblait effondré et le docteur s’en rendit compte, reprenant sur lui.

- Pourriez-vous m’expliquer pourquoi vous vous êtes emportés lors de notre dernière cession?
- Je suis navré. Quand je n’ai pas mon masque, j’ai du mal à maîtriser mes émotions… Cela ne se reproduira plus.
- J’en suis fort aise, Satoshi. Mais j’aimerais comprendre votre colère. Après tout, de ce que j’ai vu dans votre dossier vous étiez quelqu’un de “normal” avant. Que s’est-il passé avec M. Frazier?

Satoshi sembla se braquer à nouveau, détournant le regard.

- Satoshi, vous êtes conscient que j’essaye de vous aider?
- Je n’en ai clairement pas l'impression, mais soit… Permettez que je reprenne dans l’ordre, ça sera plus simple à suivre pour vous…
- Mais je vous en prie.
- Vous savez, docteur? La solitude, on s’y habitue. On fait avec. Même quand on est enfant, on finit par comprendre qu’on a pas vraiment le choix. J’ai fait ma vie, je me suis construit seul. J’ai payé mes études en travaillant, j’ai acheté mon théâtre en accumulant les boulots pourris. Et j’ai coupé les ponts avec ma famille.
- Comment avez vous réagi en voyant vos parents au tribunal?
- Au début, je n’en pensait pas grand chose. C’était comme des étrangers. Vous savez, comme les amis d’enfance… On sent une pointe de regret en les voyant mais ça part très vite quand on se rend compte qu’ils ont changé depuis.
- Et ensuite?
- Ensuite, ils m’ont lancé ces regards… Ces regards pleins de jugements et de regrets à la fois. Bordel, pour qui ils se prenaient ces tocards?! J’ai du me démerder seul toute ma vie parce qu’ils étaient pas foutu de s’occuper de leur gosse et maintenant ils se permettaient de me juger sur mes choix?! Mais qu’ils meurent ces vieux connards!!!

Les yeux de Satoshi reprirent cette teinte pourpre caractéristique et le docteur Richard se mit sur la défensive. Mais Satoshi poussa un profond soupir, plaçant ses doigts en position zen, fermant les yeux. Quand il les rouvrit, la lumière avait disparue. Le psychologue fut relativement surpris par sa capacité à se calmer si vite.

- Excusez moi, docteur. Je me suis emporté… Je disais donc que je n’ai clairement pas apprécié leur attitude envers moi et j’ai refusé toute demande de contact de leur part, même encore maintenant. S’ils avaient voulu m’aider, ils l’auraient fait avant. Non, ils s’inquiétaient juste de leur image de marque. Surtout ma mère…
- Et vos frères et soeurs? Ils étaient là?
- Vous plaisantez? Yoko et Jin se foutent royalement que j’aille en prison. Quoiqu'ils en seraient peut être satisfait, qui sait, surtout Yoko. Le cirque qu’elle m’a fait au téléphone quand elle a appris que j’étais devenu un Héro. Oui, bonjour sœurette ça faisait longtemps! Dis moi, tu as autre chose à me dire que de me cracher ta bile de jalousie à la figure via le téléphone?

Un profond soupir plus tard et Satoshi reprit, essayant de garder son calme.

- Et Hideo… Ces connards l’ont foutu dans un asile depuis belle lurette pour se débarrasser de lui. Enfin, ils appellent ça un “centre d’aide” mais qui est dupe, franchement?
- Votre relation avec votre famille est plus que tendue, je le conçois.

Satoshi s’enfonça dans son siège d’un air bougon.

- Je les ai rayé de ma vie, j’aimerais que nous n’en parlions plus.
- Soit. Poursuivez donc. Parlez moi de votre théâtre, le…

Le docteur Richard consulta ses notes.

- ...Théâtre de la Rive Rouge..?
- C’est ça.
- Vous m’avez dit précédemment que vous aviez travaillé dur pour l’acheter?
- Ce n’est pas tant l’achat qui fut difficile mais les travaux. Ce théâtre tombait en miette. Il était situé dans une petite rue, entre deux immeubles et avait été laissé quasi à l’abandon par son propriétaire.
- Mais pourquoi cet engouement pour ce lieu? Après tout, vous avez fait des études de psychologie à ce que je vois.
- Oui, mais je les ai vite abandonné. Ce que j’aimais dans ma vie, c’était écrire, romancer. Et j’avais toujours eu un certain attrait pour les arts de la scène, ce qui était assez rare. Ma génération était plutôt celle des nouvelles technologies. Mais il y avait quelque chose de fascinant dans le théâtre. Chaque représentation est unique et vivante sous nos yeux c’est comme… comme si on y était presque. Comme si il nous fallait juste tendre la main pour s’y plonger. La moindre erreur est fatale, c’est là toute la fatalité du monde qui se répercute sur cet art noble…

Ses yeux s’étaient illuminés d’un éclat doré alors qu’il souriait, prit dans son jeu. Puis, il redescendit sur terre et l’éclat de joie disparu.

- C’était… inspiré.
- Merci. Pour en revenir au fait, je passais devant ce théâtre tous les matins et tous les soirs sur mon trajet quotidien pour mon travail, un boulot de paperasse dans une boîte quelconque. Et à chaque fois, je partais un peu plus tôt, juste pour pouvoir prendre le temps de le regarder, de me projeter. L’état de cet endroit me désolait. Alors je me suis renseigné sur internet, j’ai cherché et demandé au voisinage et j’ai trouvé l’homme en question. C’était un vieil homme qui avait perdu l’usage de ses jambes, un pauvre gars qui n’avait plus beaucoup de ressources. Il m’a vendu le théâtre à un prix dérisoire, il voulait juste s’en débarrasser.
- Qu’avez vous fait ensuite?
- J’ai pris un job à temps partiel. Certes, j’étais moins bien payé mais cela me laissait largement le temps de m’occuper de mon bébé. Il y avait tant à faire. Et comme je n’avais pas beaucoup de ressources, j’ai du m’occuper de tout moi même… et puis j’ai rencontré Mitsuki.
- Mitsuki?
- Mitsuki Goto, mon machiniste. Il travaillait dans les mêmes locaux que moi, il était réparateur. Alors qu’il avait une formation de technicien/machiniste. Un vrai gâchis. Mais ainsi fonctionne notre monde. Enfin, c’est un gars adorable, très androgyne et il le revendique lui même. Son alter lui a offert un squelette mécanique avec des bras supplémentaires dans le dos, ce qui lui est très utile pour se balader au plafond et gérer tout ce qui est construction et réparation. On l’avait surnommé Silver Spider à cause de ça. Le pauvre… Enfin, bref, on s’est rencontré dans nos locaux et on a un peu discuté, il m’a parlé de sa vocation à être machiniste au théâtre et… tadaa! Il m’a aidé à retaper le théâtre et sans lui, j’y serai encore je pense.
- Vous n’étiez que deux à gérer le théâtre?
- Non, mais les autres sont arrivés plus tard. Ryoji était un acteur qui n’avait pas réussi à percer à cause de son surpoids, je l’ai rencontré à mes cours de tai-chi, et Choko une styliste qui était trop timide et avait si peu confiance en ses capacités qu’elle n’osait pas postuler à des postes qui convenait à son niveau, elle était vendeuse dans une petite boutique de costumes où je passais de temps à autre. On était tous des incompris de la société, des artistes dans le sens profond du terme. Et puis, il y avait Danny. C’est lui qui nous a trouvé pour le coup. Il venait d’arriver à Musutafu et était perdu. Il cherchait un endroit où dormir et j’avais posté une annonce. Une des ailes du théâtre avait été aménagé en plusieurs studios et on voulait en louer un afin de se faire un peu d’argent en plus pour aider à la rénovation. Et finalement, il s’est attaché à nous. Ce garçon était venu pour faire ses études à U.A et finalement il a complètement laissé tomber pour nous rejoindre.

Le docteur Richard semblait songeur, tapotant distraitement son stylo du doigt avant de renchérir.

- On dirait que vous étiez très proche de vos collègues.
- Ce sont plus que des collègues, c’est ma famille. Je ferai tout pour eux.
- Comme tuer quiconque tenterait de leur faire du mal? N’est-ce pas ce que vous avez dit au tribunal?

Satoshi ne répondit pas, pris par surprise et se contenta de détourner le regard. Le psychologue se leva.

- Je crois que nous avons assez discuté pour aujourd’hui, M. Mumei. Bonne soirée.

Des gardes entrèrent et emmenèrent Satoshi calmement.

Fin de l’enregistrement n°2.

~~~

N°87324 - Enregistrement n°3:
Début de l’enregistrement n°3.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.
- Vous le dites à chaque fois, ça va devenir lassant pour les gens qui nous regarde…
- C’est nécessaire.

Le psychologue s’installa en face de son patient. Les cheveux argentés de ce dernier avait bien poussé, lui arrivant à la nuque. Satoshi était lamentable, il n’y avait pas d’autres mots. Il portait une minerve et avait son poignet droit dans une attelle. Son visage était parsemé de blessures. Il avait les yeux d’un condamné, d’une tristesse sans commune mesure alors que ses prunelles étincelaient d’un éclat bleuté.

- Satoshi. Que vous est il arrivé?
- …
- Je dois le dire moi même? C’est ainsi qu’on doit procéder? Très bien. Vous avez utilisé votre alter sur un autre prisonnier, chose qui est évidemment parfaitement interdit. Vous avez été mis au trou pendant une semaine et on vous offre la possibilité de vous expliquer sur votre réaction.
- Je me suis défendu…
- Les témoins affirment qu’ils ont juste voulu discuter avec vous.
- Et vous les croyez…
- Pardon..?
- C’est des conneries. Ces gars là me harcèlent depuis que je suis arrivé, me tabassent dès qu’ils le peuvent et quand je décide de me défendre, c’est moi qu’on fout au trou…
- Ils ont été puni à chaque fois en conséquence, Satoshi. Mais cette fois, vous avez agit avant eux selon leur dire.
- Faites le calcul…
- Pardon?

Satoshi soupira, un peu agacé.

- J’ai utilisé la peur sur ce mec… si je n’avais pas eu peur, je n’aurai rien fait. C’est tout.
- Vous avez peut être mal anticipé leurs réactions.
- Arrêtez…
- Tout ce que je veux vous faire comprendre, c’est que vous n’auriez pas dû…
- S’il vous plaît!

C’était un cri du coeur qui venait de sortir de la bouche du prisonnier. Le psychologue n’en trouvait plus ses mots, alors qu’il voyait Satoshi secoué par des sanglots, des larmes coulant sur ses joues. Il se laissa tomber sur la table, son front contre le métal glacé.

- J’en peux plus… Je veux partir d’ici… Je veux rentrer chez moi… ou mourir… Tout mais plus ça…

Un long silence qui dura quelques minutes, uniquement entrecoupé par les sanglots du prisonnier. Le docteur Richard ne savait plus trop où se mettre. Il se leva finalement et posa sa main sur l’épaule de Satoshi.

- Allons, ne te mets pas dans un état pareil… ce n’est pas une solution…
- C’est vrai.

Satoshi s’était redressé brusquement, ayant repris une expression neutre, essuyant rapidement ses larmes.

- Pardonnez-moi, docteur. Vous n’êtes pas là pour me voir pleurnicher sur mon sort.
- Je ne m’habituerai jamais à tes sautes d’humeur, Satoshi.
- Mais si, un jour, vous comprendrez.

Le psychologue restait dubitatif mais retourna s’asseoir, Satoshi ayant repris un peu du poil de la bête.

- Où en étions nous le mois dernier?
- Nous parlions de tes amis, du théâtre. Du fait que tu as tué des gens pour les protéger.

Satoshi soupira en levant les yeux au ciel.

- C’est plus compliqué que ça et vous le savez.
- Très bien, explique moi.
- On va continuer l’histoire dans l’ordre, hein? Sinon, moi aussi je vais m’y perdre. Je parlais donc du théâtre. Et bien un jour nous avons réussi à finir les travaux. Nous étions tous ravis bien évidemment. Nous avons quitté nos emplois respectifs et nous sommes impliqués à plein temps dans nos représentations. Nous avons recruté quelques acteurs supplémentaires. Au départ, nous avons commencé par reprendre des classiques : du Molière, du Beckett, du Shakespeare, du Ionesco, tout ça. Et puis une petite communauté de fidèles à commencer à se former. Ils venaient régulièrement dans notre théâtre, nous laissait de bonne critique sur internet. Mais là où je ne m’y attendais pas, c’est quand nous avons commencé l’adaptation de ma toute première création “L’horizon du mal”.
- L’horizon du mal?
- Une pièce très classique, mais c’était ma préférée de toute mes créations. Une histoire tragique, déchirante, un combat entre le bien et le mal. Les gens ont littéralement adorés. Et notre petite communauté s’est agrandi. J’ai pris confiance en moi et j’ai continué d’adapter mes oeuvres.
- C’était la belle vie?
- Pas vraiment. Le théâtre avait besoin de réparation régulière et nous étions tout de même un petit théâtre, nous n’avions qu’une vingtaine de réguliers. C’était dur mais on s’arrangeait. Et puis, il y a eu beaucoup de pluies cet hiver là, les fondations ont été fragilisés, on a du fermer le théâtre pour le réparer… On était dans la mouise.
- C’est là que tu as rencontré M. Frazier?
- J’y viens. Freddy a débarqué un jour chez moi; j’habitais dans le théâtre même, au cas où vous auriez oublié; et il m’a dit qu’il avait entendu parler de mon alter sur je ne sais quel site internet… enfin bref. Il a insisté pour avoir une démonstration… oui, j’avais l’habitude d’utiliser mon alter sur les acteurs pour certaines scènes. Les gens adoraient voir les fils de lumière tout ça. Et ça rendait l’émotion plus authentique. Bref, il a assisté à une de ces représentations et m’a ensuite harcelé pour que je devienne son apprenti.
- Son agence est plutôt bien cotée.
- “Était” ! Je me suis assuré que sa réputation soit réduite à néant…
- Oui, et je ne te félicite pas.
- Enfin, en tout cas, il a finit par me convaincre.
- L’argent, j’imagine.
- Oui, être un apprenti héros c’était quand même une situation plus que stable, surtout dans une agence comme la sienne.
- Comment ont réagi tes compagnons?
- Ils n’étaient pas emballés. Parce que ça signifiait que je devrais quitter la troupe… Ça a été dur, mais c’était ça ou rien.

Le prisonnier essayait depuis quelques minutes de se gratter sous sa minerve, sans grand succès. Il grommela quelques injures avant de reprendre.

- Du coup, j’ai rejoint l’agence de Freddy. Ce mec est un passionné par le cirque vous avez dû le remarquer… C’était un bon point pour moi, ça restait dans le domaine du spectacle. Peut être même trop…
- Comment ça s’est passé au début?
- J’étais qu’un apprenti. Ca a pris du temps avant qu’ils ne m'emmènent sur le terrain. Freddy avait l’air sincère, on s’entraînait tous les jours avec ses collègues. Ils m’ont appris à mieux manipuler mon alter, à combattre et à me déplacer en milieu urbain. J’ai pris énormément de poids ces années là tellement je me suis musclé.

Il eut un léger rire.

- J’aimais bien les arts martiaux. Je trouvais ça génial de pouvoir me défendre sans pour autant avoir à frapper dans le vrai sens du terme. J’ai appris à être plus rapide et à me rapprocher de mes adversaires sans me faire remarquer.
- Ca ne t’as pas empêcher de te faire prendre au final…

Satoshi leva un sourcil dubitatif, voir même agacé.

- Je pense qu’on en a assez dit pour aujourd’hui, docteur.
- Ce n’est pas à toi d’en décider, Satoshi.
- Ah oui? Dans ce cas, on peut se regarder dans le blanc des yeux pendant une heure ou deux.

Au bout de quelques minutes de silence, le psychologue céda et demanda à des gardes d’emmener Satoshi.

Fin de l’enregistrement n°3.

~~~

N°87324 - Enregistrement n°4:
Début de l’enregistrement n°4.

- Prisonnier n°87324 de…
- ...Vous êtes un enfoiré...
- ...classe B. M. Satoshi Mumei.

Le docteur Richard s’installa à sa place. Satoshi avait une voix rauque comme si il avait trop crié et le fixait avec un regard empli de haine, illuminé d’un éclat rubis. Il n’avait plus sa minerve, mais n’était pas en meilleur état pour autant, car d’importants bandages les avaient remplacé. Ses lunettes semblait encore plus abîmées qu’auparavant, tordues et le verre fendu à certains endroits. Il portait quelques pansements sur le visage et les mains. Ses deux poignets étaient dans des attelles.

- Tu sais qu’une insulte peut t’apporter beaucoup de problèmes, Satoshi. Je dois rajouter ça à ton dossier?
- Ca fait quatre mois que je suis arrivé dans cette foutu prison. Quatre fois que vous me voyez. Vous savez que je me fais tabasser régulièrement par tous ces Vilains qui veulent se venger du fait que je les ai foutu en prison et quand je vous demande depuis deux mois de me changer de cellule pour une plus paisible, une demande qui a été encouragée par l’infirmier de la prison, je tiens à le rappeler, car mes blessures pourraient devenir grave sur le long terme, vous me mettez dans la cellule d’une espèce de monstre!
- Allons, allons, Satoshi, on ne doit pas juger les gens sur leur physique.
- Me prenez pas pour un con, Octave! Je sais récolter des informations si besoin et je sais que vous soupçonnez ce mec d’être un meurtrier récidiviste! Et je sais que c’est vous qui avez refusé que je sois mis dans une cellule seul!
- Dois-je te rappeler que la dernière fois que nous t’avons isolé, tu as fait une tentative de suicide?

Satoshi sembla estomaqué un instant avant de prendre une profonde inspiration.

- Ca n’est arrivé qu’une fois et j’étais influencé par mon alter, vous le savez très bien.
- Raison de plus pour ne pas te laisser seul. Tes sautes d’humeur sont trop imprévisibles.
- En plus, vous auriez très bien pu me mettre avec quelqu’un sans antécédents!
- Je n’ai pas à me justifier et encore moins auprès de toi.
- Vous vous faites passer pour un mec bien mais vous êtes un connard!
- Tyson Smith t’a t-il fait quoique ce soit? Cela fait une semaine que vous êtes dans la même cellule, c’est cela?

Le prisonnier sembla interdit, cherchant dans sa mémoire.

- Je… Non, pas vraiment mais ce n’est…
- Tu vois? Tyson peut paraître effrayant mais je t’assure qu’il n’est pas dangereux.
- Bordel, ne me dites pas ça avec votre foutu sourire de premier de la classe! Je sais que vous êtes en train de le cuisiner et que vous aviez besoin d’une pauvre victime comme moi pour lui servir de punching ball afin que vous puissiez l’accuser par la suite!

Le docteur Richard sembla quelque peu surpris.

- Qu’est-ce qui te fait penser ça?
- Pas besoin d’être diplômé pour écouter les conversations du personnel, Octave.
- Je vois. Puisque tu n’es clairement pas disposé à te calmer…

Il fit signe aux gardes qui vinrent et emmenèrent Satoshi, qui continua de jurer et d’insulter, donnant un coup de pied dans sa chaise au passage, la renversant.

Fin de l’enregistrement n°4.

~~~

N°87324 - Enregistrement n°5:
Début de l’enregistrement n°5.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.
- Salut, Octave! Ca faisait un bail!

Le prisonnier était assis nonchalamment, les mains croisées posées sur la table. Satoshi avait meilleure mine, il avait de nouvelles lunettes et à part un pansement sur l’arcade sourcilière gauche et sur les doigts, il était plutôt indemne.

- Tu sembles satisfait, Satoshi. Je peux savoir pourquoi?
- Oh, rien de particulier. Je me suis levé du bon côté du lit ce matin! Il fait beau, les oiseaux chantent, tout ça!
- On est loin du comportement suicidaire que tu avais il y a un mois et demi. C’est ton nouveau colocataire qui te mets dans cet état?

Satoshi pencha légèrement la tête avec un large sourire narquois, observant le psychologue par dessus ses lunettes. Il semblait l’inspecter de haut en bas, comme analysant ses attitudes.

- Ça ne vous arrange pas, hein, Octave..?
- Cesse de m’appeler par mon prénom.
- Votre sale coup est un échec total. Tyson et moi nous entendons très bien. Quel dommage pour vous!
- Je ne vois clairement pas de quoi tu parles mais passons… Je suis heureux de voir ton état mental s’être amélioré.
- Allons bon! Si vous aviez un minimum de compassion, très cher, cela se saurait.

Le docteur Richard tiqua un instant avant de reprendre son calme, feuilletant ses dossiers.

- Il semblerait que le nombre d’attaque envers toi a grandement diminué.
- Et pas grâce au personnel de la prison, bien évidemment.
- La silhouette imposante de ton nouvel ami en est très certainement l’origine, oui.

Satoshi s'enfonça dans sa chaise, son sourire narquois toujours ancré sur son visage alors qu’il inspectait ses ongles d’un air distrait.

- Avez-vous discuté tous les deux?

Le prisonnier releva un regard à mi chemin entre la lassitude et l’agacement.

- Vraiment, Octave? Vous êtes sérieux?
- Pardon?
- Arrêtez de me prendre pour un con. Je ne vous dirai rien sur Tyson Smith. Point.

Le psychologue se leva et plaqua ses mains sur la table pour intimider Satoshi. Ce dernier ne sembla même pas surpris et continua de le regarder avec un certain agacement.

- Ca suffit, Satoshi! Arrête ton petit jeu!
- Ou quoi? Vous allez demander aux gardes de me tabasser? Ca serait pas la première fois pour moi et à force je finis par m’y habituer…

Satoshi se redressa avec un sourire pour faire face au docteur, son visage à quelques centimètres du sien.

- Allez vous faire mettre.
-Faites moi sortir ce clown…

Des gardes entrèrent et emmenèrent Satoshi qui se laissa faire non sans faire un petit signe de la main pour dire au revoir à son psychologue.

Fin de l’enregistrement n°5.

~~~

N°87324 - Enregistrement n°6:
Début de l’enregistrement n°6.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.

Satoshi chantonnait distraitement en regardant le plafond.

- Satoshi? Es-tu enclin à me raconter la suite de tes mésaventures en tant que Héro?

Le prisonnier redressa la tête, un sourcil levé, puis se réinstalla convenablement.

- Oh? Vous avez abandonné l’idée de me poser des questions sur mon colocataire?
- Inutile quand on voit à quel point tu t’imagines que je suis un manipulateur qui ne souhaite que t’extorquer des informations.
- Très belle description du métier de psychologue!

Le docteur Richard poussa un soupir en tapotant la table avec son dossier. Satoshi comprit le message et eut un léger rire.

- Très bien, très bien. Où en étions nous, déjà?
- Tu me disais que tu avais commencé ta formation chez Frederick Frazier aussi connu sous le pseudonyme de Ring Master. Tout se passait bien, tu apprenais à maîtriser ton alter et à devenir un héros… C’est quand même relativement rare de devenir un héros sans avoir fait les études pour.
- Que voulez-vous, il m’a dit qu’il voyait du potentiel dans mon alter! Et moi j’avais besoin d’argent, je n’allais pas dire non.
- Et donc, que s’est il passé?

Le visage de Satoshi se fit plus dur et il s’adossa à son siège, triturant nerveusement ses mains.

- Freddy était quelqu’un de bien, du moins je le croyais. Il avait énormément de charisme, il était patient et pédagogue au départ. Pendant les premières années que j’ai passé sous sa tutelle, il était toujours disponible pour répondre à mes questionnements, à m’encourager, à trouver du temps pour moi…
- D’après son témoignage, vous avez entamé une relation amoureuse.

Satoshi s’empourpra légèrement, son regard se faisant fuyant.

- Ce n’est pas important. C’était une erreur… et de toute façon ça n’a pas duré...
- Dis m’en plus.
- Il me manipulait. Il se servait de ma naïveté et de mon idéalisme contre moi. Tant que je suivai ses indications, tout se passait bien mais après…

Le prisonnier poussa un profond soupir, sa jambe tressautant nerveusement.

- Pour en revenir aux faits, après un an d'entraînement, il m’a permis de devenir l’un des membres de son agence à part entière. En mission, je n’étais jamais seul, mon alter étant avant tout un soutien. Mais grâce à mon aide, les interventions se faisaient avec nettement moins de problèmes.
- Quel était ta relation avec tes collègues?
- On s’entendait tous bien. … Vous voulez que je vous les décrivent c’est ça?
- Ils sont morts à cause de vous, c’est bien la moindre des choses.
- Deux sont morts. C’est différent. Mais soit… Il y avait Benji, qui avait un alter de magnétisme, Junpei qui était un berserker et Chidori qui était élastique. Benji était plutôt du genre hautain et arrogant mais tout le monde en riait et il le prenait bien en général, Junpei était un taré dans tous les sens du terme, un vrai casse cou et Chidori c’était le genre à faire des cookies tous les jours et les amener au bureau pour tout le monde.
- Des gens sympathiques.
- Je n’ai pas fini. J’étais un atout pour l’équipe. Je m’occupais aussi pas mal des stagiaires quand on en avait. J’aimais beaucoup enseigner aux jeunes, ils étaient tellement passionnés et je me suis trouvé plutôt pédagogue moi même, sans doute dû à mon habitude de diriger des artistes. Ca me rappelle la fois où j’avais trois stagiaires à gérer, tous des premières années à U.A. Ils avaient bien travaillé et on était allé se manger une glace tous ens… Mais vous vous en foutez. Bref… J’étais bien intégrée dans l’équipe. J’ai mis de l’argent de côté, beaucoup d’argent, pour le théâtre. Grâce à ça, la troupe a pu se charger des réparations et puis, je suis allé voir Freddy, je lui ai dit que j’arrêtais.
- Comment l’a-t-il prit?
- Mal. Très mal. Je ne l’avais jamais vu comme ça. Il était...

Il s’interrompit un instant, déglutissant, une légère lueure verte commença à apparaître dans ses prunelles.

- Satoshi..?
- Je vais bien.

Il prit une profonde inspiration et la lueur disparut.

- … il était terrifiant. Il hurlait, me traitait de tous les noms et j’avais beau essayer de lui faire comprendre, il ne voulait rien savoir, pour lui j’étais un traître. Un ignoble traître. Il m’a frappé, m’a menacé que si je partais, il réduirait mon théâtre en cendres.
- Qu’est-ce que tu as fait?
- Je suis resté. J’ai eu tellement peur qu’il s’en prenne à l’oeuvre de ma vie ou à ma troupe que j’ai préféré me soumettre. Mes amis ont essayé de me contacter de nombreuses fois, ne comprenant pas pourquoi je ne leur répondait pas. J’ai fini par leur dire que le théâtre ne m’intéressait plus… Je me souviens encore de leur expression quand je leur ai dit ça… J’en ai encore honte.
- Qu’est-ce qui t’as décidé finalement?
- Le comportement de Freddy. Il n’était plus le même. Il m’agressait constamment, m’insultait, me traitait de minable dés que je n’arrivais pas à faire ce qu’il voulait que je fasse. Il me croyait sous son emprise totale.

Les yeux de Satoshi se mirent à fixer le mur de la pièce fixement.

- Au bout de quelques mois, j’en ai eu assez. Je suis parti en claquant la porte derrière moi, et je suis retourné dans mon théâtre.
- Ha, je vois où tu veux en venir…
- Je ne veux en venir nulle part. Je ne fais que dire ce qu’il s’est passé, même si je n’ai aucune preuve et que tout le monde a été manipulé par les belles paroles de cet enfoiré.
- Oui, oui, passons. Ton théâtre a été attaqué, c’est ça?

Le prisonnier grommela quelques insultes avant de retirer ses lunettes pour se masser les yeux.

- Ils sont arrivés en pleine nuit. Des Vilains. Evidemment, Freddy n’avait pas assez de couilles pour venir lui même.
- Aucune preuve ne l’a relié à cette affaire, Satoshi.
- Je sais que c’est lui, d’accord?! Ca ne pouvait être que lui!
- Et donc?
- Ils étaient cinq, je me souviens plus trop. Ca s’est passé tellement vite. On dormait tous, on avait fait une petite fête la veille alors on était assommé. On a essayé de se défendre quand ils ont attaqué. Choko a utilisé son alter de manipulation des fibres pour essayer de les arrêter le temps qu’on appelle la police. Mais elle n’a pas tenu longtemps. J’ai eu beau essayer de les renforcer avec mon alter, ils n’étaient que des civils et ils ne pouvaient faire face à des Vilains dans ce genre là. Mitsuki et Ryoji sont tombés très vite. J’ai dit à Danny de se cacher… J’ai essayé de les arrêter mais je n’ai pas pu. Quand j’ai repris conscience, j’étais blessé et je voyais les flammes autour de moi qui dévorait mon théâtre…

Le regard de Satoshi se teinta de bleu et il mit sa tête dans ses mains. Le docteur resta silencieux un moment.

- Danny a contacté la police dans sa cachette. Ils sont arrivés avec quelques héros qui se sont chargés de poursuivre les Vilains et de nous sortir des flammes. Au final, j’étais le moins amoché. Choko et Mitsuki sont restés un moment dans le coma, Ryoji est revenu plus tôt mais ses jambes étaient trop endommagés pour qu’il quitte l'hôpital. Moi j’avais quelques côtes cassés, un bras dans le plâtre, des contusions et des brûlures. Danny venait nous voir tous les jours. De voir l’expression de détresse totale sur le visage de ce pauvre gamin, ça m’a achevé. Au début, j’étais inquiet, perdu, triste… et puis j’ai compris.
- Et tu as voulu faire ta petite vendetta personnelle.

Satoshi se redressa, fixant le docteur Richard.

- Vous ne me croyez pas, hein? Ca ne m’étonne pas…

Il s’adossa à sa chaise en fixant la porte.

- J’en ai fini pour aujourd’hui.
- Très bien.

Ils emmenèrent un Satoshi attristé mais déterminé.

Fin de l’enregistrement n°6.

Dans la vrai vie:
Prénom / Pseudo: Domnorian à foutre.
Age: 25 ans... woah en fait, j'suis vieille! Grand-mère
Multicompte ?: Aucun... pour le moment... Mwahaha
Détails importants non mentionnés:
Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait d'importants ou de ne pas importants détails. Moi, si je devais résumer ce forum aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent un forum... Parce que quand on a le goût du rp, quand on a le goût du rp bien fait, le beau forum, parfois on ne trouve pas le joueur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ça n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci au forum, je lui dis merci, je chante le forum, je danse le forum... je ne suis que rp ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent « Mais comment fais-tu pour avoir ce don pour l'administration ? », et bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût du rp ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre un forum, mais demain qui sait ? Peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi...

Tu as lu le règlement ?
Non, je l'ai pas lu. Je l'ai écris. Lunettes  

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Dernière édition par Satoshi Mumei le Lun 11 Sep - 18:22, édité 1 fois

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Masquerade | "These violent delights have violent ends..." Empty Re: Masquerade | "These violent delights have violent ends..."

Message par 

Satoshi Mumei
le Lun 11 Sep - 18:19

FIN DE L'HISTOIRE:

~~~

N°87324 - Enregistrement n°7:
Début de l’enregistrement n°7.

- Prisonnier n°87324 de classe B. M. Satoshi Mumei.

Le prisonnier se basculait sur sa chaise d’avant en arrière. Il portait des marques d’étranglement autour du cou.

- Que t’est-il arrivé, Satoshi?
- C’est rien… Une petite altercation.
- Tu as été enfermé au trou pendant deux semaines parce que tu as, je cite: “déclenché une bataille générale au réfectoire avec utilisation d’alter”.
- J’étais énervée. J’ai dérapé, ça n’arrivera plus.

Il avait un large sourire faussement innocent sur le visage. Le docteur Richard soupira.

- Satoshi, si c’est ce genre de réaction que nous recevons de ta part quand nous accédons à une de tes requêtes…
- Je vous l’ai dit, je me suis emporté…
- Nous t’avons laissé parler à l’un de tes proches, M. Daniel Chevalier, ainsi qu’à deux de tes anciens stagiaires et tu nous remercies en…
- Je m’excuse encore une fois, docteur. Ca n’arrivera plus.

Satoshi avait élevé la voix et fixait à présent le psychologue avec un regard plein de ressentiment.

- Bien. Passons à autre chose, veux-tu..?
- Oui, merci…
- Nous en étions, la dernière fois que nous nous sommes vu, à ta vengeance contre M. Frazier qui t’a amené chez nous. Décris moi en détail ta version des faits.
- Vous la connaissez, doc’, je sais que vous avez parlé avec mon avocat.
- Mais je veux l’entendre de ta bouche.

Le prisonnier poussa un long soupir, se massant le front un instant.

- Je… J’étais en colère. Enfin, à ce stade, ce n’était même plus de la colère, c’était de la rage. Je suis allé au bureau, un soir. J’avais mis mon costume de héros. Je suis resté discret et j’ai utilisé mon alter sur Benji et Junpei qui étaient là. Ils s’attendaient pas à ce que je leur fasse quoique ce soit alors ça a été facile. Ils étaient persuadé que j’étais inoffensif. Bref… ils sont devenus fous de rages… surtout Junpei, à cause de son alter… il était forcément plus réceptif. Je les ai guidé jusqu’à Freddy. Il était dans la salle d'entraînement à ce moment là avec Chidori.

Un long silence commença à peser sur la pièce.

- Continues, Satoshi. Tu ne dois pas avoir honte de tes actes…
- Je n’ai pas honte, j’ai juste… Mes pensées étaient si peu claires ce soir là. J’ai du mal.
- Prends ton temps.
- Ils ont défoncé la porte et se sont rués sur Freddy et Chidori. Elle a utilisé son alter de flexibilité pour tenter d’immobiliser Benji tout en esquivant. Mais il l’a tué… Ses couteaux l’ont transpercé de part en part… C’était…

Satoshi était devenu pâle comme un linge.

- Je pensais pas qu’il ferait ça… Mon alter ne rend pas les gens tueurs, sauf s'ils ont une prédisposition à cela! Benji était un psychopathe depuis le début et je n’ai rien vu...
- Et à ce moment là, tu ne t’es pas dit qu’il serait bon d’arrêter?
- Non, j’étais hors de moi. J’étais spectateur de mon propre corps. Et je ne pouvais pas me permettre de perdre ma concentration où je perdrai le contrôle de l’un des deux… Ils ont attaqué Freddy. Il s’est défendu. Il m’a très vite remarqué et a essayé de me viser et de trancher mes fils mais sans succès. Il a réussi à suffisamment détourner mon attention pour que Benji sorte de mon emprise… mais Junpei lui était complètement enragé. Il s’acharnait sur Freddy, l’empêchait de me toucher. Benji tenta de m’attaquer également, ses couteaux m’ont tailladé quelque peu mais j’ai réussi à esquiver. Ils me sous estimaient tellement. Et Freddy se faisait lacérer encore et encore… et Freddy tua Junpei.

Le prisonnier déglutit un instant, remontant nerveusement ses lunettes sur son nez.

- Tu avais réussi ton coup. M. Frazier avait tué et serait mis en prison, et son agence ne pourrait jamais se relever de cet incident. Sauf que…
- Sauf que j’ai foiré… Dans ma colère, je n’avais pris aucune précaution. Tout avait été filmé. Freddy était suffisamment parano pour mettre des caméras partout. J’ai tenté de fuir mais j’étais faible et blessé, je perdais beaucoup de sang. Il ne fallut pas longtemps à Benji pour m’épingler au mur. Freddy lui, était resté en arrière, sous le choc… Comme quoi, il lui restait peut être encore un peu d’humanité…
- Et que s’est-il passé ensuite?
- D’autres héros, des connaissances de Freddy, sont arrivés. J’ai été embarqué et mis en examen pour “utilisation d’alter à but criminel mortel non accompli” et “utilisation d’alter ayant accidentellement entraîné la mort de deux personnes”. Mais ça vous le savez déjà. A cause des vidéos bien sûr, j’ai été incriminé et tadaaa! Me voilà ici!
- En effet. Mais ce n’était pas un échec total pour toi bien sûr, car l’agence de M. Frazier a du fermer et ce dernier a été admis dans un hôpital psychiatrique après une tentative de suicide.

Satoshi eut un léger rire et le docteur Richard lui lança un regard outré.

- Pardon. J’ai un peu de mal à prendre ce mec en pitié. Mais oui, on peut dire que je n’ai pas fait tout ça pour rien.
- Et pourtant, tu as voulu mettre un terme à ta vie, toi aussi.

Le psychologue se recula dans sa chaise.

- Je pense que malgré tout, Satoshi, tu te sens coupable de ce que tu as fait. La culpabilité te ronge et le fait que tu ai perdu ton théâtre, la raison même de ta vie, te fait te sentir vide d’espoir. C’est pour ça que tu as tenté de te tuer. J’ai vu juste?
- Pas tout à fait, docteur. En tout cas, pour les regrets, cela ne concerne que Chidori. Cette pauvre fille ne méritait pas de mourir. Mais pour le reste, je m’en contrefiche. Et oui, si vous voulez me l’entendre dire, je n’ai plus aucune raison de continuer à vivre. Même si je sortais un jour de cette prison, je n’aurai nulle part où aller.
- Tant mieux, ça nous évitera de nous inquiéter d’une potentielle tentative d’évasion, n’est-ce pas?

Un sourire mystérieux s’afficha sur le visage du prisonnier.

- Docteur Richard, pourquoi est-ce que je tenterai de m’évader, voyons?

Fin de l’enregistrement n°7.

Rapport sur la tentative d’évasion massive du [données cryptées]:

Concernant le prisonnier n°87324 - Satoshi Mumei aka Masquerade.

Aucune information claire n’a été relevée concernant cette tentative d’évasion. Il semblerait que M. Mumei soit lié pourtant à l’organisation de cette évasion, comme l’a laissé sous entendre le prisonnier n°[données cryptées], M. Tyson Smith aka Orange après qu’il ait assassiné le Dr. Octave Richard. D’après le peu d’informations que nous avons recueilli, c’est l’intervention d’un groupe de Vilain, surnommé la Meute, qui était leur contact extérieur, qui serait à l’origine de cette brèche de notre sécurité. Cependant, très peu de prisonniers se sont échappés et la plupart ont été rattrapés par l’intervention de Héros notamment All Might et [données cryptées]. Après vérification, seuls manquaient à l’appel M. Mumei et M. Smith ainsi que [données cryptées]. Un témoin oculaire affirme cependant qu’il aurait vu M. Mumei avec M. Smith et le groupe de Vilains quitter la prison mais que M. Mumei semblait peu enclin à les suivre. Personne de notre service ou des Héros n’ont été capable de les localiser jusqu’à présent.

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